Tourisme médical morbide?


Oh, la Suisse! Longtemps destination pour les amateurs de chocolat et les amateurs de plein air, le dernier développement du pays peut involontairement attirer un type de touriste imprévu: celui qui n’envisage pas de rentrer chez lui.

Photo: malias

«800 Britanniques sur liste d'attente pour une clinique suisse du suicide.»

C'est l'un des principaux titres de l'édition en ligne du 31 mai de Le gardien.

Selon l'article du journaliste de santé Denis Campbell, un nombre record de citoyens britanniques se sont inscrits aux services d'euthanasie de la clinique controversée Dignitas, juste à l'extérieur de Zurich.

Un article de 2002 dans Le magazine Time a expliqué que Dignitas «loue un appartement dans la ville où les clients s'auto-administrent une dose fatale de barbituriques et disparaissent lentement en écoutant leur musique préférée». L'euthanasie est légale en Suisse depuis 1960, attirant un nombre croissant d'étrangers dans la capitale suisse pour mettre fin à leurs jours d'une manière qui serait illégale dans leur pays d'origine.

Sur les 800 Britanniques qui sont devenus membres de Dignitas, 34 - qui sont tous en phase terminale - ont été dépistés et ont reçu le «feu vert provisoire» pour planifier leur propre décès. Ce feu vert est donné par un médecin suisse et fondateur de Dignitas, Ludwig Minelli, qui examine les dossiers médicaux des membres et mène des entretiens pour déterminer que les personnes inscrites à la mort sont saines d’esprit au moment de prendre cette décision.

Le nombre croissant de personnes qui se rendent en Suisse pour solliciter les services de Dignitas a des implications bien au-delà des frontières de la Suisse et au-delà des vies - et des décès - de ceux qui choisissent de mourir. À l’heure actuelle, par exemple, les citoyens britanniques qui voyagent avec un membre de leur famille en quête d’euthanasie sont passibles d’une peine de 14 ans de prison à leur retour, une loi qui sera examinée par la Haute Cour de Grande-Bretagne cette semaine.

Alors que les défenseurs du droit de mourir félicitent Dignitas pour avoir ouvert ses portes et fourni des services aux citoyens dont le pays ne leur permet pas de mettre fin à leurs souffrances, les opposants soulèvent de solides arguments contre Dignitas devenant une destination internationale pour les personnes atteintes de maladies en phase terminale qui veulent mettre fin à leurs souffrances. propres vies. L'organisation est devenue un point focal dans le débat international sur l'euthanasie.

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