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5 choses que vivre à l'étranger m'ont appris sur le fait d'être Canadien

5 choses que vivre à l'étranger m'ont appris sur le fait d'être Canadien

Je me demande souvent ce que signifie être Canadien; comment définir une culture qui puise dans tant d'autres.

Ce n’est que lorsque j’ai commencé à voyager et à construire une perspective comparative que la définition de la canadianité est devenue un peu plus claire. C’est une question qui me préoccupe constamment, mais j’ai tiré quelques conclusions jusqu’à présent.

1. Les Canadiens ont des livres fermés… au début

Quand j'ai commencé à rencontrer des gens à l'étranger, je me crispais face aux questions qui semblaient audacieuses et directes. Quel âge avez-vous? Es-tu marié? Pourquoi n'êtes-vous pas marié? Où est votre famille? Ne s'inquiètent-ils pas pour vous? Je sentais que ces étrangers curieux insinuaient quelque chose de négatif à mon sujet, que j'étais naïf ou irresponsable d'être célibataire, de voyager si loin.

Il s'avère qu'une fois que vous quittez le Canada, les conversations deviennent franches. Nous considérerions ces types de questions comme envahissantes, mais dans d'autres cultures, les questions personnelles indiquent un intérêt personnel (cela semble évident, avec le recul). La vie devient beaucoup plus facile une fois que vous réalisez que c'est juste de la curiosité, pas du jugement.

2. Les Canadiens aiment l'indépendance de la famille

Cela me surprendrait dans mes voyages de rencontrer des jeunes de 20 à 30 ans vivant heureux avec leurs parents. C’est encore étrange pour moi d’entendre des gens de mon âge parler avec désinvolture de leurs mères qui font leur lessive et paient leurs factures de téléphone portable.

Les Canadiens quittent généralement la maison bien avant le mariage pour louer un appartement et vivre avec des colocataires. Si vous pouvez vous le permettre, je vois de nombreux avantages à cette migration du nid. Les 20 ans et plus peuvent comprendre comment nettoyer les fenêtres, déclarer leurs impôts et gérer un ménage avant de fonder leur propre famille.

Cela dit, j'admire la façon dont de nombreuses familles d'autres cultures entretiennent des liens étroits bien après que les enfants sont arrivés à l'âge adulte. Au Canada, nous agissons parfois comme si la famille était nécessaire pendant que vous êtes enfant et tolérée lorsque vous êtes un adulte. Je passe la plupart de mon temps loin de ma ville natale, mais je suis résolu à garder les meilleurs liens possibles avec mes proches. Voir la proximité des familles locales m'inspire à le faire.

3. Les Canadiennes ont une bonne chose à faire

Vivre seul? Vous pratiquez des sports mixtes? Vous discutez des méthodes de contrôle des naissances avec votre partenaire? J’ai décrit le mode de vie des Canadiennes aux gens que je rencontre au cours de mes voyages, et les sourcils se lèvent.

L'enseignement dans d'autres pays m'a permis de parler amplement avec les jeunes filles en particulier. J'ai de la chance pour cette perspicacité culturelle, pour entendre parler de leurs objectifs et de leurs rêves, et de ce que l'on attend d'eux. Certains regardent vers l'Ouest avec envie pour nos femmes de carrière. Certains regardent avec pitié nos taux de divorce et de grossesse chez les adolescentes. Leurs opinions m'intéressent et il y a des points valables de tous les côtés de l'argument. Cependant, je demeure obstinément reconnaissant pour la culture de plus en plus égalitaire du Canada.

4. Les Canadiens sont habitués aux suppositions linguistiques

J'ai été choquée la première fois que j'ai essayé de parler thaï à une commerçante de Bangkok, pour la faire rire de moi. Nous, Canadiens, sommes habitués à entendre nos langues parlées dans un arc-en-ciel d'accents et à divers degrés de maîtrise. Certes, nous ne sommes pas tous aussi patients que nous pourrions l’être avec les barrières linguistiques, mais la plupart d’entre nous peuvent comprendre quelqu'un qui parle notre anglais ou notre français natif, même si l’accent ou la syntaxe sont un peu farfelus.

Je peux monter dans un taxi au Canada et dire: «Je vous en prie, allez à l’aéroport». J'y arriverai et il ne se moquera probablement pas de moi. Un tel discours basique peut, dans certains pays, provoquer des tas de confusion si le chauffeur de taxi n'a jamais entendu sa langue fragmentée auparavant. Je sais, je l’ai vécu plusieurs fois. Mes compétences de mime s'améliorent après chaque voyage.

5. Les Canadiens n'appellent pas un chat un chat

Au Canada, une de mes étudiantes internationales a été sévèrement réprimandée pour avoir qualifié une autre enseignante de «grosse» en face. On ne savait pas si le gars savait qu'il avait franchi une ligne de courtoisie canadienne. Cependant, je suis convaincu que dans son pays, des observations aussi franches sont faites quotidiennement.

Je pense que les Canadiens considèrent les descripteurs comme positifs ou négatifs, flatteurs ou diffamatoires. Les personnes que j'ai rencontrées à l'étranger sont peut-être plus directes, mais leur honnêteté ne découle pas de critiques sournoises, mais simplement d'observations.

Dans d’autres pays, j’ai entendu des gens être décrits avec des adjectifs si honnêtes qu’ils me font tressaillir; gras, crépus, laid, estropié. J'avais l'habitude de pleurer un peu à l'intérieur lors de mes voyages en Asie de l'Est où les femmes élégantes et minces de roseau m'approchaient en souriant. «Tu es très belle», diraient-ils, «et grosse.» Eh bien, alignez-moi à côté de femmes coréennes ou vietnamiennes agiles, et je suis très grosse.

Une fois que j'ai réalisé cela, mon ego s'est un peu endurci, mais je ne peux jamais me résoudre à être aussi franc en retour.

C’est simplement mon obstination canadienne, je suppose.

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Qu'est-ce que la vie et les voyages à l'étranger vous ont appris sur votre pays d'origine?

Voir la vidéo: Reportages de France 2 sur le Québec (Décembre 2020).